lundi 12 mai 2008
"Les crèches de l'ADREV ne sont pas en danger"
lundi 12 mai 2008 : Actualité locale
Lire l'article de la Provence
La présidente de cette association dissipe les craintes...
Il est curieux ce titre dans la Provence : "Les crèches de l’ADREV ne sont pas en danger" ! Hormis des propos inappropriés prononcés par le maire y a-t-il eu danger ? Cette mise au point était-elle nécessaire ?
Elle est surprenante la méthode journalistique de la Provence !
Un article qui se veut de fond réalisé par une correspondante locale du quotidien ! Y aurait-il pénurie de journalistes professionnels dans ce journal régional ?
Certes les frais ne sont pas les mêmes pour dédommager un correspondant local dont le rôle est essentiellement de faire connaître les manifestations ou petits événements d’une
localité, que pour rémunérer un journaliste professionnel chargé d’investigations plus profondes et faisant appel à un minimum de connaissances déontologiques. A la place de ceux qui ont fait leurs études dans le journalisme je me ferais du souci, la profession est en danger !
Je n’avais pas une opinion des plus favorables sur ce quotidien qui s’est quasiment placé en situation de monopole de l’information régionale. Cet article n’a pas valorisé mon jugement.
Je ne suis pas nommé dans l’article. Sans doute en procédant ainsi la journaliste a obéi aux instructions du maire ou a devancé ses volontés. Et puis cela exonère le journal d’un droit de réponse.
Je suis cependant celui que pudiquement la "journaliste" cite comme étant un ancien élu de l’opposition très actif à l’ADREV, alors je me permets d’apporter la vérité sur un sujet que je connais bien et que je n’aurais pas manqué de faire connaître à la journaliste si elle m’avait interrogé.
La vérité :
Lors de ma prise de fonction dans les affaires municipales en 1989, alors que j’étais chargé de l’action sociale, l’un des premiers chantiers auxquels je me suis attaché fut la construction de la crèche qui manquait cruellement dans les équipements indispensables à la société communale. J’ai, dans cette opération, appris l’humilité car il m’a fallu quatre ans pour réaliser ce que je comptais faire en deux ans.
En septembre 1993 les locaux étaient prêts à accueillir les premiers enfants. J’avais dans cet objectif créé l’association qui devait gérer ce service d’accueil. Cette association a eu pour nom l’ADREV (Association pour le Développement et le Rayonnement de l’Enfant à Venelles). Rendons à César ce qui revient à César, ce nom a été imaginé par Marie Dominique Fiore, alors chargée de la com. municipale et aujourd’hui élue municipale d’opposition (sous le nom de Marie Dominique Santarelli) depuis les dernières élections.
L’intérêt que je portais au secteur de la petite enfance a fait que je me suis placé parmi les principaux administrateurs de l’association. J’ai assumé ce rôle en qualité de trésorier jusqu’aux dernières élections municipales. Les statuts de l’association étaient tels que mon mandat d’administrateur cessait en même temps que mon mandat d’élu.
Selon l’article de La Provence le maire déclare que la présence d’élus municipaux est illégale dans le conseil d’administration de l’ADREV. Cela lui convenait pourtant bien pendant les sept ans du mandat municipal précédant, il y siégeait même comme membre honoraire !
Dans les premiers temps ce furent les louanges sur la gestion des crèches, au point de confier à l’ADREV en 2002 la gestion d’un établissement (ex "Lou Caganis" et appelé "Les Calinous" à présent) fermé pour cause de liquidation judiciaire.
Depuis il a changé d’avis, mais la vérité est qu’il ne sait pas qui parmi les élus municipaux de sa majorité désigner pour remplacer les "piliers" manquants. Quant à moi, le banni, sa bête noire qui a osé lui faire un procès au tribunal administratif pour entraver son idée absurde de vendre les logements sociaux du CCAS, il ne veut plus me voir jouer un rôle dans l’ADREV, y compris par la modification des statuts à laquelle cette association est obligée en raison de ses caprices, de procéder pour poursuivre la gestion des établissements d’accueil .
C’est quoi l’ADREV :
- C’est trois établissements gérés (une crèche collective, une crèche familiale, une halte garderie)
- C’est environ 150 familles "clientes" satisfaites d’un service de qualité
- C’est tous les mois 25 feuilles de paie (25 salariés) + un emploi détaché de la municipalité
- C’est un volume financier de 750000 à 800000 euros par an avec son impact économique local et hors de la commune.
L’article cite la mise à disposition des locaux par la commune mais la journaliste omet de préciser que cette mise à disposition se fait contre un loyer au cours légal. L’ADREV est locataire payante de la commune.
L’article cite la mise à disposition d’une salariée, mais la journaliste omet de préciser que le total de la rémunération (salaires et charges) est reversé à la municipalité.
Ainsi la subvention municipale versée à l’association pour assurer un service public aux administrés contribuables est totalement prise en compte (y compris avec les charges de loyers et rémunérations de la salariée détachée qui reviennent en retour sur cette subvention) dans les compensations conséquentes reversées à la commune par la CAF pour son "effort" financier en faveur de la petite enfance.
Et l’avenir ?
L’ADREV avait un projet d’extension de son établissement "Les P’tits Loups" aux Logissons. Une extension qui prévoyait de passer la capacité d’accueil de 43 places à 66, 23 enfants de plus accueillis avec des emplois supplémentaires.
En raison de mon expérience dans la construction initiale j’avais en charge dans cette association le montage de ce projet. Un permis de construire, les dossiers de subventionnement sont déposés au nom de l’ADREV. Qu’adviendra-t-il de ce projet ?
Dans un article que j’avais intitulé "Coup de théâtre en coulisse du festival Offenbach " j’avais conclu par cette phrase : D’autres réalisations héritages des prédécesseurs sont à détruire, l’opération est en marche, nous y reviendrons. En voilà une nouvelle. OMCJ, ADREV… d’autres viendrons encore.
Claude BOUILLET